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01ÉPREUVES

L'épreuve en circulation du permis moto : 32 minutes, 21 points, ce qui élimine

Depuis le 1er novembre 2025, la circulation moto dure 32 minutes et non 40. Déroulé, grille d'évaluation sur 27 points et motifs d'échec les plus fréquents.

ÉQUIPE ÉDITORIALE TEST-CODE-MOTO.FRLECTURE 8 MIN

La dernière marche du permis moto

L'épreuve en circulation, abrégée CIR, est la troisième et dernière étape du permis A1 ou A2. Elle arrive après l'ETM et après le plateau.

Le principe change complètement par rapport à la piste. Ici, il n'y a plus de cônes ni de manœuvre imposée. Vous roulez dans le trafic réel, seul sur votre moto, sur un itinéraire choisi par le centre d'examen.

L'inspecteur vous suit en véhicule et vous parle par radio. Il ne juge plus votre habileté machine : il juge votre conduite. Ce que vous voyez, ce que vous anticipez, la place que vous prenez sur la chaussée.

Le format a été allégé récemment, et ce point mérite d'être posé avant tout le reste.

32 min

durée de l'épreuve

depuis le 1er novembre 2025

~25 min

de conduite effective

dont environ 5 min en autonomie

21 / 27

points exigés

et aucune erreur éliminatoire

12 h

de route en formation

minimum réglementaire pour le A2

Les repères de l'épreuve en circulation.

32 minutes, et non 40 : ce qui a changé fin 2025

La durée de l'épreuve en circulation est passée de 40 à 32 minutes. Le changement résulte de l'arrêté du 14 octobre 2025, entré en vigueur le 1er novembre 2025.

Le texte a retouché trois valeurs dans l'annexe qui décrit le déroulé. La durée totale d'abord. La phase de conduite autonome ensuite, ramenée de 10 à 5 minutes. La durée de conduite effective enfin, ajustée à 25 minutes.

L'objectif affiché est organisationnel : un inspecteur examine davantage de candidats par jour, ce qui réduit les délais d'attente. Les compétences évaluées et le seuil de réussite, eux, n'ont pas bougé.

Beaucoup de pages en ligne annoncent encore 40 minutes. Si vous lisez ce chiffre quelque part, la source date d'avant novembre 2025.

  1. 1er mars 2020

    Refonte des épreuves pratiques

    Nouveau plateau en six manœuvres enchaînées, suppression de l'interrogation orale, création de l'ETM.

  2. 4 décembre 2022

    Fin du plafond de présentations lié à l'ETM

    L'arrêté du 17 novembre 2022 supprime la limite de cinq présentations à l'épreuve pratique adossée à la théorie.

  3. 1er novembre 2025

    La circulation passe à 32 minutes

    Arrêté du 14 octobre 2025. La conduite autonome passe de 10 à 5 minutes, la conduite effective à 25 minutes.

Les dates qui structurent les épreuves pratiques actuelles.

Le déroulé, minute par minute

Le découpage ci-dessous reprend la structure fixée par le texte. Les durées sont des ordres de grandeur : le centre d'examen adapte l'itinéraire à son environnement.

MomentCe qui se passeDurée indicative
AccueilVérification d'identité, contrôle de l'équipement, mise en place de la liaison radioquelques minutes
Conduite guidéeL'inspecteur indique les directions par radio et demande les manœuvres qu'il souhaite évaluerenviron 25 min au total avec l’autonomie
Conduite autonomeVous suivez un itinéraire fléché ou une consigne de destination, sans indication de directionenviron 5 min
BilanRetour au centre, fin de l'épreuve. L'inspecteur ne communique pas le résultatquelques minutes
TotalDurée réglementaire de l'épreuve32 min
Déroulé de l'épreuve en circulation, arrêté du 23 avril 2012 modifié par l'arrêté du 14 octobre 2025.

La phase autonome : cinq minutes sans consigne

Pendant environ cinq minutes, l'inspecteur cesse de vous guider. Vous suivez un fléchage ou vous rejoignez une destination annoncée à l'avance.

L'exercice n'a rien d'un piège. Il vérifie une chose précise : votre capacité à conduire sans être assisté, comme vous le ferez le lendemain de l'obtention du permis.

Deux réflexes comptent. Lire la signalisation directionnelle assez tôt pour vous placer sans manœuvre brusque. Et accepter de vous tromper de direction sans paniquer : une erreur d'itinéraire n'est pas une faute de conduite, la remise en cause de la sécurité en est une.

Cette phase a été raccourcie de moitié en novembre 2025. Elle reste néanmoins notée à part dans la grille.

La grille : 21 points sur 27, sans erreur éliminatoire

L'évaluation ne se résume pas à un ressenti. Elle suit une grille chiffrée.

Huit compétences principales sont notées de 0 à 3 points. Trois compétences transversales sont notées de 0 à 1 point. Le total maximal atteint 27 points. Un point de courtoisie envers les autres usagers peut s'y ajouter en bonus.

Le seuil de réussite est fixé à 21 points. Mais le total ne suffit pas : une seule erreur éliminatoire fait échouer l'épreuve, quel que soit le score.

Autrement dit, vous pouvez conduire correctement pendant trente minutes et repartir sans permis à cause d'une ligne continue franchie.

Bloc évaluéCe qui est regardéBarème
Compétences principales (8)Maîtrise du véhicule, prise d’information, adaptation de l’allure, respect de la réglementation, positionnement sur la chaussée, distances de sécurité, communication avec les autres usagers, partage de la route0 à 3 points chacune
Compétences transversales (3)Analyse des situations, adaptation aux circonstances, conduite autonome0 à 1 point chacune
CourtoisieComportement courtois envers les autres usagers+1 point bonus
Seuil de réussiteTotal exigé21 points sur 27
Structure de la grille d'évaluation en circulation.

Les erreurs qui éliminent, et celles qui coûtent des points

Il faut distinguer deux registres. L'erreur éliminatoire met fin à toute chance de réussite. La faiblesse ordinaire, elle, se paie en points sur une compétence.

Les erreurs éliminatoires relèvent toutes du même principe : elles créent un danger ou obligent un tiers à corriger votre trajectoire.

  • Circuler en sens interdit ou à contresens sur une voie.
  • Franchir une ligne continue seule.
  • Ne pas respecter un feu rouge, un stop ou un cédez-le-passage.
  • Refuser une priorité, ou en abuser au point de gêner un autre usager.
  • Emprunter la bande d'arrêt d'urgence hors nécessité.
  • Rouler sans prendre d'information, au point de gêner ou de surprendre les autres usagers.
  • S'arrêter dans une position qui crée un danger, par exemple en empiétant sur une chaussée transversale.
  • Toute action qui contraint l'inspecteur ou un tiers à intervenir.

Les motifs d’échec les plus fréquents à moto

Les points faibles observés en circulation moto ne sont pas ceux du permis voiture. Le deux-roues déplace le problème.

Rien de tout cela ne relève du hasard : ce sont des habitudes de conduite, et elles se corrigent en heures de route, pas en révision théorique.

  • Rouler trop lentement. L'allure insuffisante gêne le trafic et coûte des points sur l'adaptation de l'allure. Beaucoup de candidats la croient prudente.
  • Un positionnement flottant dans la voie. À moto, la place que vous occupez est un message envoyé aux autres usagers : rester au milieu par défaut brouille ce message.
  • Des espaces latéraux trop justes au dépassement, en particulier face aux cyclistes et aux véhicules à l'arrêt.
  • Les priorités à droite en zone urbaine, souvent sous-évaluées par les conducteurs déjà titulaires du permis B.
  • Le guidonnage et les écarts de trajectoire quand l'attention part sur la radio plutôt que sur la route.
  • Les contrôles visuels invisibles. Un regard rétroviseur non accompagné d'un mouvement de tête ne se voit pas depuis le véhicule suiveur.

Combien de fois peut-on se présenter

C'est le point le plus mal compris de tout le parcours moto, et notre site l'a lui-même corrigé après vérification.

Votre plateau réussi vous ouvre cinq épreuves de circulation, pendant trois ans. Ce compteur est bien réel, et c'est lui qui porte la fameuse limite de cinq.

Votre ETM, lui, reste valable cinq ans, et ne plafonne plus le nombre de présentations à l'épreuve pratique depuis l'arrêté du 17 novembre 2022. Tant que la théorie court, vous n'êtes pas bloqué par un quota théorique.

En cas d'échec, un délai minimal de deux jours s'applique avant une nouvelle présentation. Dans les faits, c'est la disponibilité des places dans votre centre qui fixe le rythme, pas ce délai.

Le résultat n'est pas annoncé sur place. Il se consulte en ligne, en règle générale dès le lendemain de l'épreuve.

Questions fréquentes sur la circulation

Les questions qui reviennent le plus souvent avant le passage en circulation.

Combien de temps dure l'épreuve en circulation ?
32 minutes depuis le 1er novembre 2025, contre 40 auparavant. Le changement vient de l'arrêté du 14 octobre 2025.
Combien de points faut-il pour réussir ?
Au moins 21 points sur 27, et aucune erreur éliminatoire. Les deux conditions sont cumulatives.
L’inspecteur me donne-t-il le résultat sur place ?
Non. Le résultat se consulte en ligne, en règle générale dès le lendemain de l'épreuve.
Que se passe-t-il si je me trompe de direction ?
Une erreur d'itinéraire n'est pas une faute de conduite. Ce qui compte, c'est la manière dont vous la gérez : sans manœuvre brusque et sans gêner les autres usagers.
Puis-je repasser la circulation dès le lendemain d’un échec ?
Non, un délai minimal de deux jours s'applique. En pratique, c'est la disponibilité des places dans votre centre qui commande.
Combien de fois puis-je passer la circulation avec un plateau réussi ?
Cinq fois, pendant les trois ans qui suivent la réussite du plateau. Au-delà, le plateau se repasse.
L’équipement est-il contrôlé avant de partir ?
Oui, comme pour le plateau. Casque homologué, gants certifiés et protections font partie des conditions pour être présenté à l'épreuve.
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